Le Parlement Européen a voté une résolution commune de tous les groupes pour que l’Union Européenne se mobilise pour venir en aide aux populations de Madère et de l’Ouest de la France, touchées pas les catastrophes climatiques. 

Voici le texte de mon intervention en séance, jeudi 11 mars au Parlement Européen : 

Monsieur le Commissaire, 

Comme tous ici je pense aux populations, aux familles endeuillées et à celles qui ont tout perdu à cause de la tempête Xynthia. L’une des leçons à tirer de cette catastrophe est une nouvelle fois l’utilité des services de Etats, des communes, des départements, des régions, celle des services publics et de la protection civile. 

Il faut aujourd’hui d’urgence aider les familles, réparer, reconstruire, mais reconstruire d’une autre manière, en tenant compte de la nature et des êtres humains. Pour cela, il convient d’inciter fortement les compagnies d’assurance, qui regorgent de profits, à rembourser rapidement les dégâts. 

Mais, Monsieur le Commissaire, compte tenu du caractère exceptionnel de la catastrophe qui frappe ces régions, l’Union Européenne doit, en coopération avec les Etats, mobiliser rapidement le Fonds de solidarité Européen. Et il faut le faire de manière souple, plus souple que vous venez de l’exposer Monsieur le Commissaire. Sans doute aussi faut-il imaginer une combinaison mobilisant des fonds régionaux et ruraux, ainsi que le Fonds social Européen pour aider les régions à se reconstruire. 

L’évaluation des dégâts est difficile à faire, car au-delà des destructions de maisons, de petites entreprises, d’exploitations agricoles, il y a les traumatismes et les détresses, il y aussi, par exemple, la stérilisation des terres agricoles. Tout ceci n’est pas chiffrable selon les critères traditionnels, il faudra en tenir compte. 

Au-delà, il s’agit de tirer toutes les leçons de ce qui vient de se passer, et d’agir pour tenter d’éviter de telles catastrophes ou d’en limiter les dégâts. La question de la construction dans les zones inondables et de la lutte contre la spéculation immobilière sur le littoral doit être totalement réexaminée, en lien avec les équilibres naturels et les activités de l’agriculture, l’aquaculture, l’ostréiculture, la pêche, que trop souvent les politiques européennes détruisent. 

Voilà pourquoi je propose que l’Union Européenne, en lien avec les Etats et les régions, puisse mettre sur pied un plan cohérent de reconstruction et d’aménagement durable, tenant compte de la géographie, de l’environnement, de la biodiversité et des activités sur le littoral. 

Enfin, n’est-il pas possible de constituer un dispositif commun de prévision, de surveillance, d’alerte et d’assistance solidaire et rapide aux populations en cas de besoin ? 

Je vous remercie.

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