Ce lundi soir,  a eu lieu au Parlement Européen à Strasbourg un débat sur la nécessité ou pas de taxer les transactions financières.

Les forces de gauche et écologistes ont plutôt appuyé une telle initiative. Les députés du PPE sont intervenus contre celle-ci.

Voici mon intervention.

Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire,

Ce dont nous discutons ce soir n’a rien à voir avec une simple question technique. Il s’agit d’un problème politique. D’une question de choix. En effet, dans la crise actuelle deux choix s’offrent à nous :

- Soit faire payer la crise aux peuples comme cela a commencé avec les plans d’austérité de chômage, de démantèlement des services publics, d’augmentation des impôts, comme par exemple la TVA en Grèce.

- Soit taxer les mouvements de capitaux spéculatifs et les transactions financières. Cela constituerait une recette considérable pour l’Europe et serait de surcroît une arme contre la crise financière.

De même, il faut avoir le courage de fermer les paradis fiscaux. D’ailleurs, de tels principes de taxation des transactions financières, voire des mouvements de capitaux ont déjà été évoqués ici, votés même. On en parle même dans les communiqués du G20. Mais il faut sortir des proclamations sans lendemain. Il faut aujourd’hui faire cesser cette spéculation meurtrière pour les peuples. Vous vous y refusez, Monsieur le Commissaire car vous voulez absolument appliquer les principes de liberté totale de circulation de capitaux inscrits en lettres de marbre dans les traités européens. Mais je vous invite à tirer toutes les leçons de la crise du capitalisme. Rendez-vous compte qu’une légère taxation des transactions financières et des mouvements de capitaux de seulement 0,5% permettrait à l’Union Européenne de disposer de 500 milliards d’euros. Voilà de l’argent qu’on pourrait rendre utile pour une relance basée sur le travail, les salaires, la formation, la recherche, de nouvelles politiques agricoles et industrielles respectueuses de l’environnement. Passons aux actes ! Ayons le courage de voter le principe d’une telle taxation au lieu d’augmenter les impôts pour les peuples.